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 Séïs : Tome 1 - Alaris

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Headmoon
Péruche
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MessageSujet: Séïs : Tome 1 - Alaris    Mar 19 Aoû - 13:10

Bon, il est temps de se lancer ! Voici un possible début de mon histoire séïsienne ! J'espère que vous aimerez !


                                                                Séïs : Tome 1 - La Légende d'Alaris

Résumé

L’Histoire se déroule en 1315 après la Fondation de Kolone. Dara et Alita sont deux sœurs royales. Un jour, elles apprennent la vérité sur leurs origines : elles sont en réalité les héritières d'une nation ennemie. Mais alors qu'Alita choisit de rester fidèle à son père adoptif, Dara préfère, quant à elle, de se ranger dans le camps adverse.  


Prologue

Dans son palais immaculé de blanc, l'empereur regardait le dirigeable de son chancelier s'éloigner petit à petit de la capitale. Le souverain semblait immobile, tel une véritable statue à son effigie, comme il y en avait des centaines dans son empire. Il semblait à première vue seul dans la salle du trône, sauf qu'il ne l'était pas vraiment.
Quelqu'un d'autre se tenait à ses côtés.
Un esprit du temps de jadis qui lui servait de guide depuis sa plus tendre enfance. Cette âme sans corps ne lui avait jamais donné son nom, mais l'empereur n'en avait pas besoin. Ils étaient connectés. Une simple pensée suffisait à le contacter. L'esprit apparaissait comme par magie aux seuls yeux du monarque, sous la forme d'un serpent de lumière blanche. Puis le serpent se mettait à nager dans l'air autour de son hôte. De temps en temps, lorsqu'ils n'étaient pas seuls, il prenait un malin plaisir à tournoyer autour des autres personnes présentes dans le même lieu, mais il ne pouvait jamais aller bien loin. Ce qui avait pour fâcheuse tendance de faire sourire l'empereur. Une situation qui pouvait paraître bien étrange aux yeux de ses interlocuteurs.
Mais fort heureusement pour l'empereur, hormis les deux gardes qui se trouvaient devant la porte d'entrée fermée, il n'aurait pas à se retenir aujourd'hui. Et étrangement, le serpent semblait plus calme que d'habitude, se contentant d'observer comme lui l'imposant dirigeable noir à travers la baie vitrée.
- Tu m'as l'air bien pensif aujourd'hui, mon ami.
L'esprit ne répondit pas tout de suite, puis finit par répondre :
- Tu sais très bien pourquoi.
Le monarque soupira. Il n'aimait pas se disputer avec celui qui lui tenait compagnie depuis tant d'années. Une compagnie toujours inexpliquée et inexplicable pour les deux parties en présence, mais ils s'étaient finalement habitués l'un à l'autre. Le souverain s'amusait même parfois à le considérer comme un ami.
- Écoutes, l'idée ne te plaît peut-être pas, mais tu es parfaitement conscient que cette visite diplomatique auprès de nos anciens ennemis est nécessaire quant à la suite de nos opérations.
Cette fois, ce fut au tour du serpent de soupirer. Comme un véritable être humain.
- Je n'aime pas ça ! Nous sommes bientôt prêts, mais il ne faudrait pas qu'un imprévu se mette en travers de notre route...
- Si c'est de mon chancelier que tu parles...
- Non ! Bien sûr que non ! Il remplira parfaitement son rôle, je ne me fais pas de soucis à son sujet... Non. Ce sont des Jasiens dont je me préoccupe.
- Comme nous tous... Comme nous tous...
L'esprit tourna sa tête vers son interlocuteur et lui sourit.
- Pourtant, ces derniers temps, il m'a semblé voir en toi des signes de... relâchement ! Je me trompe ?...
L'empereur fut choqué par sa remarque.
- Comment oses-tu mettre en doute mon honneur ?! Je ne suis pas un lâche ! Si j'ai promis il y a des années de cela de venger ma famille, ce n'est pas pour flancher maintenant !
Les deux êtres se regardaient à présent face à face. Satisfait de retrouver à nouveau dans les yeux du souverain la haine qui l'avait poussé à surmonter toutes les épreuves du passé, le serpent se mit à tournoyer autour de son hôte.
- Aaah... Je retrouve à nouveau mon jeune Dualès !... J'avais peur en l'espace d'un instant qu'il ne se soit volatilisé dans les ténèbres de ton âme...
- Jamais ! Et tu le sais !
- Bien... Bien, bien, bien !... Je voulais juste te l'entendre dire !... Mais n'oublies pas que tu ne dois pas le dire trop fort non plus... (le serpent s'approcha alors de l'oreille de Dualès et lui chuchota) Les gardes dehors ne doivent pas soupçonner ma présence, sinon, tu pourrais passer pour un fou... Et ça serait le début de la fin !
Réalisant cela, le jeune homme écarquilla les yeux, puis reprit son calme habituel. Il devait reconnaître en son for intérieur que ces derniers temps, le poids du pouvoir le rendait plus nerveux que d'habitude...
Mais l'esprit avait raison ! Si ses sujets ne le reconnaissaient plus comme apte au pouvoir, les germes d'une révolution pourrait alors apparaître. Et vu ce que lui et son ami fantôme préparaient, ce n'était pas le moment qu'une telle chose se produise...
Mettant de côté ses propres inquiétudes pour lui, le serpent de lumière chuchota à nouveau aux oreilles du jeune monarque :
- Ne t'en fais pas. Notre alliance parviendra à surmonter tous les obstacles, comme nous l'avons toujours fait.
Fermant les yeux, Dualès retrouva à nouveau la paix intérieure. Il était maître de lui-même. Maître de son destin. Rien ne pourrait changer sa destinée manifeste...
Le serpent interrompit ses songes :
- Mais... Dans le doute... Mets les deux gardes de l'entrée aux arrêts, et fait les remplacer ! On ne sait jamais...

A suivre

NB : Pour avancer dans mon histoire sans pour autant butter devant un passage difficile à écrire, je vous propose de réaliser des ellipses le temps que l'inspiration me revienne pour ce passage. Soyez sans crainte, je vous ferai un résumé pour vous décrire ce qui s'est passé jusque là !
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MessageSujet: Re: Séïs : Tome 1 - Alaris    Dim 31 Aoû - 19:08

Suite
Voici la suite directe du prologue ! Bonne lecture !


Il était une fois, par delà les Montagnes de Bormonde, une cité dirigée par une femme tyrannique. Elle était plus démoniaque qu'humaine...

La jeune lectrice aux courts cheveux blonds referma le livre en soupirant. L'ouvrage était tellement vieux que de la poussière s'en dégagea, faisant toussoter son utilisatrice. Celle-ci regarda d'un air déçu le titre ronflant de l'épais ouvrage : Histoire du Saint Fondateur de notre noble Royaume d'Alijasia.

L'auteur de ce volume, Headès Monar, avait pourtant une excellente réputation dans le royaume. Son propre père le lui avait conseillé !

Pourquoi les livres d'histoires ressemblent davantage à des livres de contes qu'à de vraies récits historiques ?...

Mettant immédiatement une de ses mains sur sa bouche, elle retint durant quelques secondes sa respiration. Elle jeta d'un bref regard un coup d’œil autour d'elle, l'air inquiet. Fort heureusement pour elle, la pièce était vide. Seuls les nombreux livres rangés dans d'immenses étagères creusées à l'intérieur des murs l'entouraient.
Bien que grande, la pièce n'était éclairée que par quelques faibles torches incruster dans les parois, accompagnées par une petite bougie amenée par ses soins.

Relâchant sa bouche, la jeune demoiselle en profita pour se relever du sol et nettoyer sa robe blanche. Certes, la bibliothèque était pourvue de plusieurs tables et chaises prévues pour les éventuels consultants, mais elle avait toujours préféré lire par terre, au détriment de sa fine robe blanche aux manches courtes.

Et je me remets à parler toute seule... J'avais pourtant promis à Père que je ferais des efforts pour me retenir... C'était quoi déjà sa phrase ?... Ah, oui ! « Ma petite Alita, sache qu'une Princesse, même cadette, doit savoir se comporter de manière convenable, même en privée ! »


Alita ne put s'empêcher de mimer les tiques de son père, allant même jusqu'à faire bouger ses lèvres sans pour autant prononcer mot : la main gauche levé, l'index pointant le ciel et les sourcils froncés. Elle ne pouvait s'empêcher de faire semblant d'avoir des grosses joues, qu'elle regardait toujours lorsqu'elle se faisait gronder par ce dernier.

- Tu aurais pu être une excellente actrice, tu sais ? Tu imites Père à la perfection !

Sans cesser sa pose caricaturale, Alita se retourna immédiatement avant de voir une magnifique jeune femme la regarder d'un air amusé. Les bras croisés et l'épaule gauche posée sur l'un des murs, la nouvelle occupante des lieux regardait sa petite sœur d'un air amusé. Mesurant une tête de plus que sa cadette, elle disposait d'une plus longue chevelure que celle-ci. Mais les deux sœurs avaient en commun la même couleur de cheveux et le même bleu azur dans les yeux que leur mère, disait-on.
Bien que les deux sœurs portaient le même type de vêtement, sa grande sœur ressemblait davantage à une véritable femme qu'Alita, qui faisait plus office de garçon manqué, au détriment de leur Père, d'ailleurs.

Lorsqu'elle se maîtrisait comme elle le faisait à présent, Dara était l'incarnation même du style et de l'élégance qu'une Princesse se devait d'avoir. Néanmoins, la pose ridiculement voulue de sa petite sœur face à elle rendait cette maîtrise de plus en plus difficile à mesure que les secondes de silence s'écoulaient.

Ne s'attendant pas à être vu, le visage d'Alita passa du blanc au rouge écarlate en un rien de temps. La jeune princesse baissa alors sa main levée, dégonfla ses joues et reprit difficilement sa respiration, comme si elle venait d'avaler de travers.

N'attendant que ce signal, Dara se mit à rire à gorge ouverte, se rapprochant de la petite actrice pour lui poser une main sur son épaule.

- Reprends-toi sœurette, ce n'est que moi ! (Tout en parlant, elle lui tapota le dos) Tu as de la chance que Père n'ait pas vu ta prestation, je ne suis pas sûr qu'il sache apprécier pleinement ton talent !... Regarde-moi ça ! (Dara désigna la robe garnie de poussière de sa sœur) On porte la même robe, et pourtant, on dirait que tu as été dans un combat de boue avec des garçons de la ville !... Attends, laisse-moi faire...

Sans attendre une approbation d'Alita, Dara s'efforça de la rendre la plus convenablement possible, tandis que celle-ci reprenait avec difficulté sa respiration.

- Je ne peux pas croire que tu sois là avec tout ce qui se passe dehors !
- Comment ça... Avec tout ce qui se passe dehors ?...

Dara cessa de la nettoyer pour la regarder avec de grands yeux écarquillés. Comme si une gigantesque araignée venait de se poser sur son épaule. Ou pire : comme si elle était devenue cette araignée !

- Par Ali, enfin, la Délégation ! Me dis pas que tu as oublié ?!

Cette fois, ce fut à Alita d'écarquiller les yeux. En cet instant présent, les deux sœurs se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.

- C'est déjà aujourd'hui !

Réalisant qu'elle avait passé plus de temps que prévu dans la Bibliothèque Royale, Alita tenta à son tour de retirer la poussière de sa robe blanche. En vain.

- Il me reste combien de temps avant qu'ils arrivent ?!...

Dara prit une grande respiration avant de répondre à sa petite sœur.

- En fait... Ils sont déjà arrivés. Et tout le monde t'attend.
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