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 [Fanfic Sonicienne] Un monde à part

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Milkate
OMG A DOUBLE RAINBOW
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MessageSujet: [Fanfic Sonicienne] Un monde à part   Dim 11 Aoû - 23:04

Olé people ! Cette fic a déjà été mise en ligne sur PSo (Et dA récemment) mais je me suis dis que la mettre ici aussi pourrait peut-être être intéressant. Alors voilà ! Je vais mettre le premier morceau, je vais attendre et ensuite probablement le 2e viendra x) Au fait, ça date de 2011 ! J'ai repris ce que j'avais déjà écris et j'ai corrigé ce qui me sautait au visage, mais il y a probablement encore beaucoup de fautes. Faut pas hésiter à le dire si vous en trouvez !
Bonne lecture !


ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


Dehors, une pluie glacée tombait en trombe. Sur une route peu achalandée, éclairée par un ou deux lampadaires, on pouvait distinguer une silhouette qui courait en direction de la seule maison du coin, une habitation sur deux étages en béton blanc. La forme indistincte gravit les quelques marches qui menaient au petit perron, puis sortit de son veston trempé un trousseau de clé qu’elle brandit devant ses yeux pour trouver celle qui permettait d’ouvrir la porte de sa demeure. La main tremblante de froid, elle tenta d’enfoncer la clé dans la serrure et y parvint avec difficulté.

« - Fuck ! Maudite serrure de… » maugréa-t-elle d'une voix féminine, quoique plutôt grave.

Elle déverrouilla finalement la porte, l'ouvrit lentement et entra sur la pointe des pieds. Elle retira ses chaussures pleines de boue puis se précipita dans les escaliers, les gravissant silencieusement pour ne réveiller personne dans la maison. Elle fut cependant coupée dans son élan quand une lumière dans le salon s'alluma. La main crispée sur la rampe d’escalier et une boule dans la gorge, elle se retourna pour faire face à ses parents, furieux.

« - Milkate, hérissonne de malheur ! Tu sais qu’elle heure il est ?! Hein, tu le sais ?! Il est 3h du matin, espèce d'irresponsable !  s'emporta le père.
- Oh, non… qu'est-ce que je suis bête ! R'garde, on s'en fout de l'heure qu'il est, l'important c'est que je suis là, maintenant, d'acc' ? répondit la jeune fille avec une mine ennuyée.
- Comment oses-tu parler ainsi à ton père, jeune fille ?! s'indigna la mère.
- Hey, m'man, calme tes nerfs, là. J'ai juste dit qu'on se foutait de l'heure qu'il est.
- Tu es si impolie ! Je n’arrive pas à croire que notre propre fille soit aussi… aussi.. »

Milkate les regardait, un sourcil haussé et un sourire moqueur aux lèvres, attendant de voir quel mot ils allaient lui sortir. Cependant, ce fut une gifle qu'elle reçue. Elle écarquilla les yeux, se mit à trembler de rage, serra les poings puis hurla :

« - SI VOUS OSEZ ME RETOUCHER UNE SEULE FOIS, BANDES DE CONS, JE VOUS PRÉVIENS QUE ÇA VA BARDER !  »

Elle poussa son père, qui se rattrapa de justesse à la rampe, puis elle s'élança vers l'étage. Derrière elle, elle entendit sa mère éclater en sanglots, et son père, la voix rauque et chevrotante, essayant de la réconforter. La hérissonne entra dans sa chambre et claqua la porte avec force. Ce qu'elle pouvait enrager ! Ces abrutis étaient de vraies plaies. Toujours là à la réprimander, elle ayant toujours fait son possible pour être une jeune fille parfaite. Alors qu'elle venait tout juste d'enfiler un chandail de nuit trop grand pour elle, un son à peine perceptible se fit entendre derrière sa porte. Puis elle s'ouvrit et laissa entrevoir un petit visage innocent, celui de son adorable petit frère, Alec. Milkate se calma un peu en le voyant puis lui fit signe d'entrer. Le petit garçon referma silencieusement la porte et vint la rejoindre sur son lit.

« - Tu ne dors pas à cette heure, Alec ? demanda-telle en lui caressant les cheveux.
- Je dormais. Mais je me suis réveillé. »

Elle comprit que la dispute entre elle et ses parents avait dérangé le sommeil du garçon, et elle se sentit mal envers lui.

« - Ah, ouais… j’m’excuse. Y'a papa et maman qui se sont mis à m'engueuler comme des cons.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne les ai pas écouté, je suis rentrée tard.
- Tôt, tu veux dire.
- Ouais. Tôt. Et ils sont fâchés.
- Pourquoi tu ne les as pas écouté ? »

Elle posa ses yeux sur son visage endormi, puis dans un soupir elle haussa les épaules et dit:

« - Bah… je sais pas. Parce que c'est stupide, ce qu'ils disent. Et je peux me débrouiller seule. J'ai pas besoin qu'on me dise quoi faire.
- Et moi ? Je dois les écouter ?
- Toi, oui ! Ça vaut mieux, crois-moi.
- Pourquoi moi je dois leur obéir et pas toi ?
- Hey, toi t'as juste 10 ans. Faut pas virer fou. Moi à 10 ans, j'obéissais.
- Et maintenant que t'as 16 ans, t'es plus obligée ?
- Bah… je devrais, mais je le fais pas. Tu vas comprendre quand t'auras mon âge. »

Il posa son regard sur le sol. Milkate l'observa pendant un moment, puis elle ébouriffa ses cheveux noirs parsemés de mèches blondes et l'invita à se coucher à ses côtés. Blotti contre sa sœur, Alec s'endormit profondément, un sourire aux lèvres, et elle aussi.

                               
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


Quand Milkate ouvrit les yeux, elle constata qu'elle était seule dans son lit. Alec était sans doute dans le salon, en train de regarder des dessins animés. En baillant, elle étira son bras pour saisir son réveil. Il était 9h. Peu importe l'heure à laquelle elle se couchait, la hérissonne se réveillait vers 9h. Elle frotta mollement ses yeux puis chercha sa brosse à cheveux. La veille, Milkate n’avait pas séché ses cheveux trempés, et maintenant ils étaient tout mêlés.

« - Aaark ! J'suis toute crottée ! dit-elle pour elle-même. »

Elle attrapa sa serviette et passa à la salle de bain. Après une bonne douche fraîche, elle descendit au salon. Alec était devant la télévision, couché sur le sofa, une console de jeu portative entre les mains.

« - Yo, Milk ! lui lança-t-il en la saluant.
- Yo. T'es debout depuis longtemps ?
- Depuis que tu t’es mise à ronfler ! »

Elle passa près de lui et lui ébouriffa les cheveux en lui tirant la langue, puis entra dans la cuisine où se trouvait sa mère. Se sentant amicale ce matin et désirant un peu se faire pardonner ses paroles de la veille, la hérissonne lui décocha un sourire et la salua poliment. Incertaine de l'attitude à adopter avec sa fille, la femme lui rendit son sourire avec un peu d’hésitation.

« - Qu’est-ce que tu vas faire aujourd'hui, m'man ?
- Oh, euh… je vais aller travailler. D'ailleurs, si je ne me dépêche pas, je vais être en retard. Et toi, ta journée se présente comment ?
- Bah ! Tu sais, je vais sans doute aller voir des copains, des trucs du genre.
- Oh, euh, oui. Bien sûr. Et euh… toi, est-ce que tu as un… hum, tu sais, un petit copain ?
- Euuuh… nope. Pour ? questionna Milkate en haussant un sourcil.
- Oh, pour savoir… te faire la discussion, et tout ça…
- Hmm. Ouais. »

La hérissonne se prépara un verre de lait et prit place sur une chaise, à côté de sa mère. Elles se lancèrent quelques coups d’œil furtifs, puis Milkate cassa enfin la glace.

« - He, j'suis désolé pour cette nuit. J'étais pas d’humeur, faut croire. »

Surprise, la femme réajusta soigneusement son chignon, un sourire perplexe s'affichant sur ses lèvres minces.

« - Ça va… ça commence à devenir une habitude, cependant. Je ne veux pas avoir de mauvaise relation avec toi, et ton père non plus d'ailleurs.
- Mouais… bah ça augure mal, j'trouve.
- Oui… oui, je sais, soupira la mère de la hérissonne. »

Elles marquèrent une pause, puis Milkate se leva et alla porter son verre dans l'évier.

« - J'sais pas exactement quel est notre problème, mais en tout cas j'crois qu’on a tous un peu tort. J'devrais pas m'opposer à vous comme ça, mais vous devriez pas non plus essayer de me gérer comme vous le faites. J'suis plus une enfant. »

Sa mère acquiesça en se mordant la lèvre inférieure. Elle n'aimait pas qu'on lui rappelle que sa petite fille était maintenant une grande… ça la rendait si triste.

« - Tu sais, ma chérie, on ne veut que ton bien. Vraiment.
- Ouais, j'en doute pas. Vous seriez plutôt cons si c'était le contraire, en fait. Seulement, j'ai plus 10 ans. J'peux me débrouiller. Vous savez bien que je le peux, j'suis pas comme tous les autres imbéciles qui ne savent rien faire ! rétorqua Milkate, une nouvelle vague de colère montant en elle.
- Oui, nous savons tout ça. Mais tu es toujours notre fille, et nous t'aimons. Il est de notre devoir de veiller à ton bien-être.
- Ah, et vous savez ce qui est bien pour moi, vous ? questionna la hérissonne, agacée.
- Oui, bien sûr.
- MEEEP ! Wrong answer ! répliqua Milkate en tentant de conserver son calme. Le truc c'est que vous pensez tout connaître, mais au fond, vous savez rien de la vie ! La vôtre est un perpétuel moment de tranquillité et de joie !
- Comment peux-tu dire ça ? Tu nous causes tant d’ennuis ! s'emporta sa mère en portant sa main à sa bouche, indignée.
- Moi, des ennuis ?! J'suis pas une petite rebelle qui fout le bordel partout ! Je vous fais rien du tout, c'est vous qu'êtes idiots et qui hallucinent du mal. Vous voulez que j'aie une vie parfaite, ennuyeuse, comme la vôtre ! Mais c'est pas moi, ça ! Sauf que vous ne voulez pas accepter ce que je suis ! IL EST LÀ VOTRE PROBLÈME !
- Ne me parle pas sur ce ton !! Tu vois, c’est l'une des raisons pour lesquelles on ne s'entend pas ! Tu nous dois respect ! »

La jeune fille allait répliquer, mais elle se retint. Du respect ! Oui, du respect, elle en a. Et ceux qui le méritent sont peu nombreux ! Et tant pis pour ses parents qui sont sur la mauvaise liste !

Sans un mot, elle quitta la pièce en jetant un regard glacial à sa mère, qui comprit qu'elle avait réussi à la mettre de mauvaise humeur, encore. La femme se prit la tête entre les mains. Elle ne savait plus quoi faire de sa fille. Soudain, Alec fit irruption dans la pièce, un skateboard sous le bras et arborant son plus grand sourire.

« - Yo m'man ! Moi j'vais voir des copains, on se revoit ce soir !
- Ah non, tu ne vas pas t'y mettre aussi ! Tu dois nous demander la permission.
- Pourquoi ? T'aurais pas dit non de toute manière. Bon, allez, bonne journée ! »

Le jeune échidné embrassa sa mère, attrapa une pomme puis s'élança vers la porte d'entrée.

                               
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


« - Salut. J'vois pas pourquoi je perds mon temps à écrire sur une stupide feuille de papier que je vais jeter, mais en ce moment, je crois que c’est la meilleure chose à faire si je veux conserver ma chambre dans un état acceptable.

J'en ai plein le cul de mes parents. Extérieurement, je dirais que le pourquoi ne s'explique pas. Tout se passe en moi, dans mon cœur. Je suis différente, mais ils veulent que je sois comme tout le monde. Ça m'enrage. Ils me traitent d’anticonformiste. Qu'ils mangent de la m&#%e, et un p*#@*n de gros tas ! J'sais pas quoi faire pour qu'ils comprennent qu'au fond, être différent, c'est bien. Pour eux, les gens différents, c'est mal. Ils dérangent le bon fonctionnement de la société. Je pense plutôt que les cons dans leur genre font en sorte que la fameuse société n'avance pas. Depuis le temps, c'est incroyable de penser qu'on est encore assez cons pour se battre entre nous ! L’évolution, mes fesses. On régresse. Mes parents, ils me font chier en gros parce que leurs opinions discriminatoires, ils veulent les imposer à tout le monde ! Moi j'aime tout le monde. Les hérissons autant que les chats, les renards, les échidnés…

D'ailleurs, mon petit frère, mon Alec d'amour, en est un. On l'a adopter quand il avait environ 6 ans. C'est un bon p'tit mec. Il va devenir quelqu'un de bien. J'dois le prendre sous mon aile, parce que je veux pas que mes idiots de parents le rendent crétin. Mais il a un bon fond. Je sens que même sans moi il se serait pas laissé faire.

Enfin… ça détend un peu, d'écrire… ça fait du bien. C'est libérateur.
Déjà, je me sens moins en colère. C'est dingue, je suis meilleure pour m'exprimer par écrit que verbalement… »

Milkate était étendue sur son lit, une feuille lignées arrachée d'un cahier entre les mains. Elle relu son texte, fit une boule avec le papier et la jeta au hasard dans sa chambre. En soupirant, elle attrapa sa brosse à cheveux et se coiffa machinalement. La hérissonne était plutôt blasée des disputes familiales. Il fallait y mettre un terme, mais elle ignorait comment. La volonté ne manquait pas, cependant ses parents ne semblaient pas être aptes à faire leur part dans la réconciliation.

La jeune fille sentit les larmes lui brûler les yeux, et elle les laissa couler sans retenue. Malgré tous les efforts qu'elle faisait pour se rapprocher de sa famille, sa colère envers ses parents était dominante dans son cœur. Il était temps pour eux qu'ils aient une conversation sérieuse, qui ne se terminerait que par une entente.

Milkate était le genre de fille qui ne pouvait supporter les blessures d'une querelle trop longtemps. Ses émotions étaient souvent trop vives pour être contenues en elle, il lui fallait un moyen de s’exprimer très efficace. Aux travers de quelques gribouillis et textes elle arrivait à démêler la plupart de ses sentiments et pensées, mais le reste, ce qui était coincé en elle, la hérissonne n’arrivait pas à le faire sortir.

Alors qu'elle réfléchissait, accoudée à son bureau, Alec entra brusquement dans sa chambre. Normalement, elle l’aurait engueulé pour ne pas avoir frapper d’abord, mais elle ne se sentait pas d’attaque pour une autre dispute. L’échidné s’approcha de sa sœur et mit sa main sur son épaule.

« - Eh, Milk', tu sais bien que maman ne voulait pas te mettre en colère.
- Oui, je sais, soupira-t-elle. Mais qu’est-ce que tu fais ici, tu n'allais pas voir tes copains ?
- Nan, j'avais pas très envie de faire du skate avec eux, aujourd'hui.
- Ah, ça. C'est bien de rester seul, parfois.
- Ouais. »

Un silence s'installa entre eux. Alec observait sa sœur, les mains dans les poches, ne sachant pas trop quoi dire ou faire. Puis soudain, il eut une idée. Il attrapa un coussin qui trainait sur le sol et le lui lança, l'air taquin. Milkate, qui ne s'y attendait pas, poussa un cri de surprise et tomba en bas de sa chaise en essayant, en vain, d'esquiver le projectile.

« - Non mais, rapport de me balancer des objets en pleine gueule ?! » s'exclama-t-elle, un sourire mi-amusé mi-fâché s'affichant sur son visage.

La hérissonne saisit son oreiller et s'élança vers son frère, qui s'enfuit en direction de sa chambre pour prendre des munitions. Une grande bataille d'oreillers suivit, les plumes volant partout autour d'eux sans que les hybrides n'y prêtent attention. Quand finalement ils firent la paix, essoufflés, Alec constata en écarquillant les yeux que le chaos régnait un peu partout à l'étage.

« - m&#%e ! Ça va être galère à ranger.
- Hum ? fit Milkate, étendue sur son lit, en ouvrant un œil.
- Bah, regarde-moi tout ça. C’est le bordel !
- Mouais, c'pas grave. On se barre, comme ça on se fera pas engueuler et maman va ranger !
- T'es sérieuse ? C'est pas comme ça que vous allez vous réconciliez, tu sais !  répondit l'échidné en haussant un sourcil.
- Eh, maman me doit bien ça pour m'avoir mise de mauvaise humeur ce matin ! »

                               
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


Quand Milkate et Alec regagnèrent la maison, tard le soir, celle-ci était vide. La hérissonne se rendit dans la cuisine, son ventre lui criant de le nourrir, puis elle remarqua une note collée sur le réfrigérateur.

« Coucou mes amours !
J'ai reçu un appel de dernière minute, j'ai dû aller à une rencontre et je ne sais pas quand je rentrerai. J'ai ramassé votre fouillis de plumes, mais j'espère que vous aimez dormir sur des oreillers plats, petits de chenapans ! Wink
Je vous adore, malgré ce que vous pouvez penser.
Maman xox »

Milkate se sentit triste et heureuse à la fois, ce message lui avait fait du bien. Elle le glissa dans sa poche, saisit une boîte de jus et monta voir ce que faisait l'échidné. Celui-ci avait allumé sa télévision et branchait sa console. La hérissonne n'avait pas envie de jouer à un jeu vidéo, elle se dirigea donc vers sa chambre en souhaitant une bonne nuit à son petit frère.

                           
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


« C'est rare que je rédige deux textes en une même journée !
Mais c'est un cas particulier, je n'ai pas envie d'exprimer un de ces sentiments lourds et épuisants. Juste quelque chose de plaisant. Je crois que je suis heureuse. Oui, c'est ça.  Dans mes moments plus sombres, je n'arrive pas à voir de lumière, de bien autour de moi. Je ne veux pas le voir. C'est stupide, mais c'est comme ça: quand on est dans la m&#%e, on a envie d'y rester, en quelque part, question d'avoir une raison ou deux de se plaindre ! Mais au final, tout ne va pas si mal.
Bref, fallait que je dise à quelqu'un comment je me sens.

Et voilà, j'ai tout balancé à une feuille. Maintenant, je crois que je vais dormir. Mieux vaut arrêter d'écrire pendant qu'il en est encore temps, autrement je vais me lancer dans l'écriture d'un roman.

… J'entends la sonnette ! Ça doit être maman qui a oublié ses clés, ou papa qui rentre du travail. Je vais voir.
... »
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Milkate
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MessageSujet: Re: [Fanfic Sonicienne] Un monde à part   Lun 9 Sep - 19:57

Ze suite. (Même si y'a pas de comm' xp)


ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo



« Mais que ce passe-t-il ? Où est maman ? Je veux ma maman ! Il fait si noir. J'ai envie de pleurer. Je sens que j'ai fait quelque chose de mal, mais je ne sais pas quoi. Je veux juste voir maman. La prendre dans mes bras. J'ai besoin d'elle. Et papa, lui, où peut-il être ? Pourquoi mes parents ne sont pas en train de me réconforter ? J'ai peur, ici, toute seule. Alec n'est pas là, lui non plus. Mais où suis-je ? On ne dirait pas une pièce, il n'y que du noir à perte de vue. Je me vois, mais je ne dégage aucune lumière. Ce doit être un rêve. Un rêve étrange. Il n'y que du noir, mais j'ai peur quand même. Je ressens une angoisse terrible. Je dois me réveiller. Je dois sortir de ce rêve. Ce sentiment de crainte, ou de tristesse.... il est trop fort pour moi. Je veux me réveiller maintenant et aller embrasser toute ma famille. Ils me manquent. Je me sens mourir, pourquoi est-ce que je ressens ça ? C'est pénible. Je veux partir. Il faut que... »


« - MILKATE, RÉVEILLE-TOI, MERDE  !!! »

La hérissonne se redressa brusquement, les yeux grands ouvert et le corps couvert de sueur. Elle aperçue Alec, qui l'observait, le regard inquiet.

« - Qu'est-ce qui s'est passé ?! Où sommes-nous ?? s'écria-t-elle, incapable de conserver son calme.
- Milk'... on est à l'hôpital. Doucement, tout va bien. »


La hérissonne eut alors un flash. La sonnette... elle qui se rue vers la porte pour ouvrir, se demandant qui cela peut être... et là, un homme qui lui annonce qu'il doit les conduire, elle et son frère, à l'hôpital, parce que leur mère à eut un accident... et puis, plus rien, le néant.

Milkate sentit les larmes lui picoter les yeux. Elle interrogea Alec du regard, elle voulait savoir ce qui s'était passé.

« - Quand le monsieur t'as annoncé que maman avait eut un accident, tu as comme flanchée... tu es tombée dans les pommes, soupira l'échidné. »

La hérissonne ne cessa pas de le fixer, attendant la suite, l'information qu'elle désirait le plus obtenir: ce qu'il advenait de leur mère. Son frère hésita un peu, puis résuma rapidement:

« - Elle a eu un accident de voiture, en revenant de sa rencontre. On ne sait pas ce qui s'est passé, mais la bagnole est vachement amochée. C'est une femme qui rentrait chez elle qui a contacté l'ambulance. Il paraît qu'il n'y avait que sa voiture, au milieu de la route, et que rien d'autre autour n'était cassé. C'est pourquoi c'est si mystérieux, on ne sait pas comment tout ça est arrivé.
- MAIS MAMAN ? OÙ EST-ELLE, ALEC ?
- Du calme, je te dis ! Elle est dans le coma, pour l'instant. »


Sans perdre une seconde, la hérissonne bondit sur ses pieds et se mit à la recherche d'une infirmière qui pourrait lui indiquer la chambre de sa mère. Elle ignora Alec, qui tentait de lui expliquer que les visites n'étaient pas autorisées pour le moment. On lui indiqua tout de même l'emplacement.


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Milkate tenait la main de sa mère fermement, craignant qu'elle ne lui échappe. La femme était mal en point, plusieurs bandages couvraient sa tête et son cœur ne battait que très lentement. La hérissonne ne pouvait s'empêcher de pleurer à chaudes larmes. Sa maman à elle, cette mère douce, gentille et attentionnée, elle était entre la vie et la mort... penchant surtout vers la mort. La hérissonne ne pouvait concevoir qu'hier soir encore, elle avait envoyer promener ses parents et que ce matin, elle et sa mère s'étaient encore une fois disputées. Tout s'était passé si vite. Et maintenant qu'elle était sur le point de perdre sa mère, Milkate se rendait compte combien, à leur façon, ils s'aimaient dans cette famille. Elle se rendait compte que sa maman comptait beaucoup pour elle, sans cette femme, elle ne serait même pas là. La hérissonne souhaitait de tout cœur qu'elle ouvre les yeux, qu'elle sorte de son coma.


Alec se tenait près de la porte, silencieux, les bras croisés. Il semblait presque indifférent, mais en réalité, il avait envie d'éclater en sanglots. Il avait déjà connu la perte d'un être cher...

« - Tu... tu crois qu'elle va s'en sortir, Alec ? questionna Milkate en essuyant ses yeux.
- Je sais pas, avoua-t-il.
- Si elle meurt... je ne sais pas ce que je vais faire, Alec... c'est ma mère... »

Elle marqua une pause, posa ses yeux sur le visage de son frère et ajouta:

« - C'est un peu la tienne, aussi. »

L'échidné acquiesça, les larmes aux yeux.


Alec n'était pas réellement le frère de Milkate. Il avait été adopté lorsqu'il avait 6 ans. Sa mère biologique s'était suicidée.


« - Oh, Alec, sanglota la hérissonne en le serrant dans ses bras, c'est terrible ! Comment as-tu réussi à vivre avec un si grand chagrin ? »

Il ne répondit pas, mais il serra sa "sœur" contre lui. Quand il était plus jeune, il avait plus ou moins pris conscience de l'importance de sa mère, la place qu'elle occupait dans son cœur, quelque part, et il avait donc un peu moins souffert de sa mort. Cette fois, en revanche, c'était différent. Et perdre une mère deux fois, ce devait être pire que tout.


Soudain, la femme étendue dans le lit remua les lèvres. Elle ouvrit péniblement ses yeux, sentant la douleur affluer dans tout son corps. La hérissonne écarquilla les yeux.

« - MAMAN ! Oh, maman !! Tu dois savoir... que je t'aime, de tout mon coeur ! Malgré toute les choses stupides que j'ai pu te dire ! s'écria Milkate, les larmes lui brûlant les yeux et coulant à flot sur ses joues rougies, en bondissant près du visage de sa mère. »

Celle-ci esquissa un sourire très faible.

« - Moi aussi, je t'aime... je vous aime... tout les deux, ma belle...
- Maman, je suis tellement désolée ! Tellement ! Tu ne dois pas mourir ! sanglota la hérissonne, ne pouvant plus s'arrêter.
- Tout va bien... chérie... je sens qu'il est temps pour moi de partir, et...
- Ne dis pas ça ! coupa Alec, qui ne pu retenir ses larmes plus longtemps.
- Mes amours... je ne peux pas décider du moment de ma mort.. et je me sens partir, je ne... dois pas résister... »


Les trois hybrides pleuraient tous ensemble, serrés les uns contre les autres. Une infirmière ouvrit la porte pour annoncer aux enfants que leur mère avait besoin de repos, mais Milkate se mit en colère et lui lança une de ses chaussures, lui faisant ainsi comprendre qu'ils avaient besoin d'être avec leur mère jusqu'à la fin. L'infirmière se retira.

Les dernières minutes semblèrent être une éternité. La mère de la hérissonne gardait les yeux fermés, Alec et Milkate étaient appuyés contre le lit et glissaient doucement leurs doigts sur les bandages qui recouvraient les blessures. Ils tentaient de lui transmettre de l'amour, de l'espoir, afin qu'elle puisse survivre. Une heure passa, ils ne détachaient pas leurs yeux du visage de leur mère. Elle ne semblait plus avoir mal. Son cœur n'était plus audible, même si l'on se collait l'oreille contre sa poitrine. La femme s'éteint dans les bras de ses enfants.

À cet instant, Milkate sentit son cœur se déchirer. La peine était immense, mais au travers des larmes, elle jura qu'elle retrouverait celui ou celle qui avait causé l'accident.

Et cette personne allait payer.


ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


« - Chère feuille de papier,

Ça fait longtemps qu'on ne s'était pas parlé. Je crois que tu as besoin d'un léger récapitulatif.
Cela fait maintenant deux mois que maman est morte. Nous l'avons enterrée dans un endroit où personne ne viendra la déranger. Les cimetières sont trop impersonnels. Ma mère mérite plus que ça.

Alec et moi, nous avons abandonné l'école. Nous n'avions plus aucune motivation. Tu en as d'ailleurs la preuve dans le ton de mes mots. Je n'ai plus envie de rien, je ne fais que continuer de vivre en traînant de la douleur, de la peine mais surtout, de la colère. Notre père, ce salaud, est devenu alcoolique. Il regrette chaque jour de sa misérable vie de ne pas avoir été là lorsque ma mère est décédée. Cet enfoiré était en train de se taper sa salope de secrétaire pendant que sa propre femme souffrait. Je l'ai entendu qui parlait au téléphone avec sa pétasse, il était anéanti par ses propres actes. Et c'est bien fait. Je lui souhaite d'être rongé par le regret pour le reste de sa vie. Qui aurait pu croire que mon père, cet homme que je croyais si sage malgré son don pour me taper royalement sur les nerfs, pouvait être un connard du genre ? Je le hais de toute mon âme. Je ne veux plus rien savoir de lui. Jamais.

Mis à part ça, Alec m'a raconté les détails de sa vie d'autrefois, alors qu'il vivait dans sa vraie famille. C'est une histoire de dingue, un peu comme la nôtre, mais c'est encore pire; sa mère biologique s'est suicidée d'une manière terrible, à cause de son mari. La sœur d'Alec, qui maudissait son père et qui ne désirait que sa mort, l'a tué dans son lit d'hôpital ! (Je dois dire que c'est ce que j'ai envie de faire avec le mien, mais je ne veux même pas avoir un quelconque lien avec sa vie de merde !) Cette fille doit être folle, ou alors elle en a dans les pants. Parait qu'elle a promis à Alec, son frère, de le retrouver quand elle sortirait de l'institut pour délinquants dans lequel elle a été envoyé. Et en quatre ans, toujours pas de signes d'elle. J'espère pour mon "petit frère" adoré qu'elle est toujours en vie et qu'elle se souvient de lui, autrement il n'a plus autre famille que moi.

Je pense qu'on va se barrer bientôt. Je ne veux plus rester dans cette maison. Mon père y habite et ça me répugne, mais elle regorge également de souvenirs qui me donnent envie de pleurer chaque fois que j'y pense. Pas parce qu’ils sont tristes, mais parce que ma mère en fait partie. Et elle n’est plus là.

Alec est devenu plus silencieux, il ne sort plus pour faire de skate avec ses amis. Je pense que c'est parce qu'il se sentirait mal de s'amuser durant la période triste de la mort de maman. Je me sens comme ça aussi. Je m’autorise à peine quelques sourires. »


ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


« - Eh, Alec, ça te dit, une promenade pour te changer les idées ? proposa Milkate à l'échidné.
- Non, pas vraiment. Désolé.
- Ah. C’est pas grave. »

La hérissonne enfila une veste, question de ne pas mourir de froid dehors. Le soir, c'était plutôt frisquet. Elle passa devant son père, qui était saoul, comme d'habitude, et claqua la porte d'entrée. L'hybride haïssait son père. La vue de ce salaud la dégoûtait et elle devenait haineuse dès qu'il apparaissait dans son champ de vision.

Elle descendit les escaliers qui menaient à la rue déserte. Une image d'elle, rentrant sous la pluie deux mois plus tôt, lui revint en tête. C'était le fameux soir où elle avait envoyé promener ses parents. La hérissonne se sentit horriblement mal d’avoir un jour fait pleurer sa mère. Mais elle ne pouvait plus s'excuser, désormais.

Après une vingtaine de minutes de marche, Milkate se sentit épiée. Inquiète, elle se retourna brusquement. Personne ne se trouvait derrière elle. Le chemin était vide, éclairé seulement par quelques lampadaires. Se trouvant stupide, elle décida de retourner chez elle.

Là encore, la hérissonne sentit que quelqu'un la suivait, ou du moins, l'observait. Prenant son courage à deux mains, elle appela:

« - Eh, y'a quelqu’un ? Ça fait chier de se faire suivre. »

Pas de réponse, presque un écho. Milkate haussa les épaules, persuadée que finalement, c'était son esprit qui lui jouait des tours. Elle fit demi-tour et son sang se glaça dans ses veines. Devant elle, à environ un mètre, se tenait un hybride à peine plus grand qu'elle. Elle voulue s'enfuir, mais elle était paralysée par la surprise et la peur. L'inconnu fit quelques pas vers elle, s'affichant dans la lumière et permettant à Milkate de mieux distinguer ses traits.

C'était un hérisson.
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[Fanfic Sonicienne] Un monde à part
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