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 Evangéline Grimm

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Edjy
Moineau
Moineau
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Messages : 59
Date d'inscription : 11/01/2013
Age : 23
Localisation : Traverse Town

Talent Artistique
Talent Principal: Ecriture/Roleplay
Matériel utilisé: imagination et accessoirement un crayon

MessageSujet: Evangéline Grimm   Dim 23 Juin - 15:23

Bon, je ne savais pas trop quelle catégorie choisir pour cet écrit. J'espère que celle-ci ira. 
Les révisions du BAC me prenant la tête, j'ai ressenti le besoin d'écrire pour me détendre. Seulement je ne voulais pas poursuivre mon roman, j'ai donc commencé une histoire basée sur les contes. J'ai écris cet extrait sans me prendre la tête, il est donc normal que le complexe de l'héroïne ne soit pas très poussé. 
Je me suis inspirée du résumé d'un manga intitulé  Dictatorial Grimoire. 
Cet écrit ayant pour but premier de me détendre, je pense écrire la suite un jour. 
Ce texte n'a absolument aucun rapport avec mon roman "principal"
Désolé pour les fautes ><" 


GRIMM
 
Mon menton dans ma main, je laisse mon regard couler sur le paysage immaculé qui se dessine devant moi. La campagne environnante a disparu sous une épaisse couette blanche, laissant tout juste dépasser quelques arbustes noirs et décrépis. Je frissonne et enfouis mon nez dans le col de mon pull. Dame Holle a dû trouver une nouvelle domestique. J’étouffe un rire sarcastique à cette idée.
-       Hey !
Je sors de ma rêverie. Une fille me jauge. Je suis dans sa classe depuis deux mois déjà mais pas moyen de mettre un nom sur son visage rond ! Marie ? Sophie ? Visiblement, elle attend que je lui réponde. Je me contente de la fixer longuement, mon menton toujours appuyé dans la paume de ma main. Elle finit par craquer.
-       C’est vrai que ton nom c’est Grimm ? me demande-t-elle de sa voix aigue.
Et voilà. C’est reparti pour les questionnaires incessants ! J’acquiesce tout de même d’un léger signe de tête, me préparant moralement pour la suite.
-       Tu as un lien avec les frères Grimm ?
Question classique. Je constate que je suis un peu déçue. Mais après tout, que pouvais-je attendre de cette fille dont le nom m’échappe toujours ? Je ressors la phrase que je sors tout le temps dans ce genre de situation.
-       Pas au premier degré. Mais on peut dire qu’ils sont de la famille.
Ses yeux se mettent à briller. C’est si facile. Je soupire. Décidément, tout cela n’est pas digne d’intérêt. Cependant (Julie ? Karine ?) ne semble pas disposer à me laisser profiter de la pause en toute tranquillité.
-       Tu écris toi aussi ?
Encore une question très pertinente, et tellement originale ! D’un geste, je ramène mon cahier dans mon sac et me lève. Lucie (je m’en souviens maintenant) me dévisage, perplexe.
-       Tu sais que c’est que la pause là ?
-       Ce n’est pas parce que tes ancêtres ont fait quelque chose de reconnu que tu dois forcément suivre la même voie. Je n’ai rien à voir avec les frères Grimm !
Aie ! Je me suis exprimée un peu sèchement. Lucie ne dit rien, coupée dans son élan. D’un mouvement d’épaule, je ramène mon sac sur mon dos. Lucie ne bouge toujours pas. Soupirant un peu trop fortement, je m’avance, la bousculant au passage. Elle s’écarte à contre cœur. Je sens les regards peser sur moi alors que j’atteins la porte.
-       Hey ! On a encore deux heures de maths !
La voie s’éteint derrière moi alors que la porte se ferme. En faisant un grand détour afin d’éviter de croiser la prof de math qui revient de sa pause café, je me dirige vers le hall. Quand les doubles portes vitrées s’ouvrent devant moi, mes yeux se ferment immédiatement, attaqués par une bourrasque de vent glacée. Frottant mon nez engourdi, je m’avance dans la nature figée dans un silence feutré.
J’ai loupé mon bus. Ayant le choix entre attendre le prochain et me transformer en bonhomme de neige, et marcher les dizaines de kilomètres enneigés qui me séparent de mon logis, je choisis la marche. Mauvaise option. J’ai surestimé mes capacités. Gênée par la neige et le vent qui semblent redoubler de violence au fur et à mesure de ma progression, je mets deux bonnes heures à atteindre ma maison. C’est trempée et frigorifiée que je passe le seuil. La lourde porte se referme derrière moi. Le souffle incessant du vent laisse place à un silence écrasant. Je soupire, jette mon sac à l’autre bout du couloir et me précipite sous la douche.
Alors que l’eau brûlante coule sur mes cheveux je laisse mes pensées divaguer. Je m’appelle Évangeline. Prénom beaucoup trop long et que j’ai raccourci en le surnom d’Eva. Eva Grimm. Sexe féminin, yeux verts, cheveux coupés courts, 17 ans au compteur. Une adolescente de tout à fait banale qui ne doit sa jeunesse tourmentée qu’à son nom. Grimm.
Le savon me pique les yeux. Je tâtonne pour trouver une serviette. Grimm. Ma vie entière semble être guidée par ce nom. Ma mère est morte alors que j’étais encore très jeune. J’ai été principalement élevée par mon père et ma marâtre. Rien que le début de ma vie ressemble à un conte ! J’ai déménagé de nombreuses fois, changeant d’écoles régulièrement. Et toujours les mêmes questions, les mêmes regards. Tu connais les frères Grimm ? C’est ta famille ? Tu écris toi aussi ?
L’eau chaude ruisselle sur mon corps alors que je sers la serviette dans mes mains. Je n’ai aucun talent pour l’écriture. Enfin, j’en sais rien. J’ai toujours refusé de tenir un crayon. La seule chose que je n’ai jamais écrite doit être mon prénom et les cours incompréhensibles qu’on me redemande sans cesse en DS. A part ça, rien. Je ne suis pas comme mes ancêtres. Je pousse un long soupire. Ont-ils seulement pensé à leurs futurs descendants avant d’écrire leurs saletés de contes ? Où que j’aille, quoique je fasse, je reste toujours « la descendante des frères Grimm », celle qui connaît toutes les histoires par cœur, celle qui a un don d’écriture. Je me rembrunis. Dans l’histoire de ma vie, j’ai toujours eu le second rôle. Quand les gens cesseront-ils de voir mes ancêtres en moi, pour se concentrer sur ce que je suis ?
C’est sur cette pensée que je m’extirpe de la caresse brûlante de ma douche. Les cheveux enroulés dans une serviette, je descends me servir un verre de lait. Il s’est remis à neiger. Par précaution, je referme la porte à clé, bien que je doute que quelqu’un s’aventure dehors par ce temps, surtout pour venir ici. Cette maison appartenait à ma famille. Enfin je crois. Il y a encore pas mal de choses qui m’échappent. Tout ce que j’en sais, c’est que mon père me laisse l’utiliser à ma guise, trop heureux de mon nouveau désir de vivre seule. Il peut maintenant roucouler à sa guise avec ma chère belle-maman.    
Je grimace à cette pensée et sors mon cahier de mon sac. La moitié des cours y sont griffonnés au crayon à papier. Mon écriture est maladroite et grossière. En la lisant on aurait du mal à croire que je descends de deux illustres écrivains.
Un coup retentit. Je sursaute. Quelqu’un est dehors ? Je lance un coup d’œil à la fenêtre. La nuit est tombée. Je parvins à peine à distinguer les épais flocons qui tombent encore du ciel rosit. De plus ma maison a la particularité d’être totalement isolée du reste du monde, aucune route ne passant à proximité.
Un nouveau coup, plus fort que le précédent. Pas de doute, on frappe à ma porte. Mon cœur s’emballe. Je me ressaisis immédiatement. Après tout c’est moi qui ai voulu vivre seule ! Ma bouche est subitement devenue sèche. J’avale une gorgée de lait avant de retourner dans l’entrée. Si quelqu’un est dehors, il doit être frigorifié ! Je tourne la clé dans la serrure. La porte émet un grincement qui se répercute contre les murs vides du hall. Le vent me fouette aussitôt le visage. Plissant les yeux, je tente de percevoir quelque chose dans la noirceur de la nuit. Rien. Personne. Je fais un pas à l’extérieur.
-       Eh oh !
J’attends un instant que mon cri disparaisse. Toujours rien. Tremblotante, je fais demi-tour. Mes pieds cognent contre quelque chose. Je m’arrête aussitôt et me penche. Je crois discerner une masse noire. Je ne parvins pas à l’identifier. Une nouvelle bourrasque fait voler mes cheveux. Sans réfléchir, je ramasse l’objet et rentre. Je m’enroule immédiatement dans une couette bien épaisse. Puis je regarde ma trouvaille. Un livre. Un ouvrage épais, en cuir. La couverture, mouillée, est encore parsemée de neige. Je l’époussète. Mon regard s’assombrit aussitôt. Incrustées dans le cuir, de grosses lettres luisant faiblement sous l’éclairage semblent me narguer. FAIRY TALES. Je jette le livre hors de ma vue. Je ne sais pas qui a eu l’idée mais elle est de très mauvais goût ! Je bouillonne intérieurement, ce qui a au moins le maigre avantage de me réchauffer. J’en ai vraiment assez ! Furieuse, je me débarrasse de la couette qui couvre encore mes épaules et allume la cuisinière. Je mets de l’eau à bouillir et jette une poignée de gros sel à l’intérieur. Ces maudits contes ne me laisseraient-ils donc jamais ! Je ne suis pas une écrivaine ! Je me moque des Grimm ! Je me moque des contes de fées !
Un bruit sourd retentit. Je me calme. Sans m’en rendre compte, j’ai prononcé les derniers mots à voix haute. Je baisse l’intensité du feu sous la casserole et me dirige vers la source du son. Le livre. Quelle surprise ! Je ne sais pas pourquoi mais je m’y attendais presque. « Le début classique d’un conte »  me souffle ma conscience. Je la fais taire. Je saisis l’ouvrage sans difficulté. Je suis surprise de constater que je suis un peu déçue. « Tu t’attendais à quoi ? » raille ma conscience. Je ne sais pas. Machinalement, j’ouvre le livre.
Open door to an another world
For those who know how to use the words
Writer, if you don’t want to die
Find a end that know satisfy
De l’anglais ? Super. Mon niveau d’anglais doit égaler à peu de choses près mon talent d’écrivaine. Si tout le bouquin est comme ça je suis mal barrée ! Je feuillette brièvement le reste de l’ouvrage. Le reste semble être écrit en français. Je m’attarde sur une image familière. Non, ne me dites pas que… Je referme le livre d’un geste. Il fallait que ce soit un recueil des frères Grimm ! Décidément ! De nouveau furieuse, je retourne à la préparation de mon repas.
Encore un bruit. Je fais volte face. Pas de doute, ça vient du recueil. Je m’approche, cette fois avec précaution. Du bout de la spatule que je tiens toujours, je pousse la première page. Les mots ont disparu, remplacés par une surface lisse nacrée. Mon cœur bat à tout allure. Je fais un pas en avant. Un nouveau coup résonne. Le livre sursaute. Non vous avez bien lu. Le livre sursaute ! Je fais un bond en arrière. Le grimoire bouge à nouveau. Là, je ne suis plus du tout rassurée. Le livre tressaute tout seul jusqu’à tomber de la table. Au sol, il continue de bondir. Les pages se mettent bientôt à tourner d’elles même. Je suis terrifiée.
La suite, je ne suis même pas sûre de l’avoir vécu, tant elle me paraît improbable. Un instant, il n’y avait que moi, ma peur, et le bouquin fou, l’instant d’après il avait moi, ma terreur, le bouquin fou et un inconnu. 
Le livre arrêta son cirque dès l’arrivée de l’inconnu. Encore sonnée, (et me demandant si je n’ai vraiment bu que du lait tout à l’heure) je lève les yeux vers l’étranger. Grand et svelte, il semble venir d’un autre monde (c’est peut-être le cas après tout !). Il me tourne le dos. A-t-il seulement conscience de ma présence ? Une rapière pend contre sa jambe. Il est vêtu noblement mais ses vêtements datent du siècle dernier, voir de celui d’avant ! Ses cheveux, particulièrement longs et effilés, m’ont d’abord fait penser que j’avais à faire à une femme. Puis il s’est retourné. Son visage est incroyablement fin mais ces traits ne laissent aucun doute quant à son sexe. La misérable ampoule qui me sert de lampe clignote faiblement, tout juste assez pour me laisser noter un détail qui a son importance. Malgré son jeune âge (je lui donne 24 ans à tout péter) ses cheveux en passant par ses yeux sont gris. Gris cendre. Il darde sur moi son regard de glace, me jauge, m’évalue. L’éclat de sa lame luit dangereusement. Je déglutis.
-       Euh…Bonjour.
Si je pouvais bouger je me serais frappée. Seulement mes muscles semblent avoir décidé de se mettre en grève. Je me contente donc de me maudire intérieurement. « Bonjour ? C’est tout ce que tu as trouvé ?! » S’énerve ma conscience. L’inconnu ne m’a pas lâchée du regard.
-       C’est toi qui a ouvert le livre ?
Sa voix, étrangement claire et chantante pour un homme me surprend. Je n’ai pas le temps de formuler une réponse que la pointe de la rapière est déjà sous ma gorge. Je lève aussitôt les mains en signe de défense. Un cinglé ! Je suis tombée sur un cinglé !
-       Alors ?
Cette fois-ci je laisse ma fierté et mon insolence de côté pour répondre le plus rapidement possible.
-       Je ne savais pas que c’était interdit !
La lame descend de mon cou pour venir s’appuyer sur ma poitrine. J’ai cessé de respirer. Mais il ne se passe rien. Je lève les yeux. Il est toujours là. La tête penchée sur l’épaule il me jauge de son étrange regard cendre.
-       Bon alors tu me tues ?
Je me mords la lèvre. Mais je vais pas bien ou quoi ?! Pourquoi j’ai dis ça ?! Il y a des jours où je devrais me coudre la bouche ! L’inconnu a arqué un sourcil interrogateur.
-       Tu tiens tant que ça à mourir ? me demande-t-il, réellement surpris.
-       Bien sûr que non ! m’emportais-je. Mais cette attente ! C’est insupportable !
Il ouvre de grands yeux. La rapière glisse sur ma peau avant de s’en détacher. Je m’effondre, la main sur la gorge. Je recommence à respirer.
-       Je me demande si tu sauras me satisfaire…
Mon cœur rate un battement. Un cinglé pervers. Pourquoi moi ? Qu’ai-je fais pour mériter ça ? Ma conscience me déballe aussitôt une liste assez impressionnante, commençant par « séchage de cours » en passant par « vol à l’étalage ». Je secoue la tête. Ce n’est pas le moment de m’égarer ! Quand je relève les yeux, il s’est agenouillé. Je recule précipitamment.
-       Dis mon nom, m’ordonne-t-il.
Ca commence déjà ! Je rassemble les miettes de raison et de courage qu’il me reste et tente d’articuler une réponse.
-       Je ne le connais pas, fais-je remarquer calmement.
De nouveau un air surpris s’affiche sur son visage. J’avale difficilement ma salive.
-       Bien sûr que si tu me connais, reprend-il. Tu es une Grimm.
Comment sait-il ça lui ? Qu’importe ! Rien qu’au son de mon nom je sens le sang bouillir en moi. Quel est le rapport entre mon nom et le sien ? Soudain je m’arrête, comme frappée par l’évidence. Non. Je me revois feuilleté le livre tout à l’heure (avant sa soudaine envie de danser). L’illustration que j’ai aperçue… Je me tourne vers l’inconnu. Ses cheveux gris, ses vêtements d’époques… Je baisse les yeux. Des chaussures transparentes, ornées de motifs fleuris lui enserrent les pieds. Des pantoufles de verre.
-       Cendrillon…murmure-je.
L’inconnu hoche la tête. Je ne parvins pas à y croire. Cendrillon est un homme ! Non, le vrai problème est : Cendrillon est sorti du bouquin ?!
 
Assise par terre, Cendrillon en face de moi, je tente vainement de reprendre mes esprits. Mais c’est quoi ce délire ?
-       Bien, maintenant que tu m’as reconnu, il est temps de passer aux choses sérieuses.
La situation me revient brusquement en mémoire. Je suis seule, perdue dans la campagne, en pleine nuit, avec un homme totale..enfin… partiellement inconnu qui semble avoir des penchants particuliers.
-       Les choses sérieuses ? articule-je difficilement.
-       Trouve moi une fin !
Alors je m’attendais à beaucoup de choses, mais pas à ça !
-       Une fin ? repris-je.
-       Le « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ça allait bien au XIXe siècle ! Je veux une fin qui me corresponde mieux !
-       Mais je ne suis pas écrivaine !
Son regard s’assombrit aussitôt. Je me fais toute petite devant ces yeux glacés qui me transpercent. Et m&#%e.
-       Tu ne peux pas me trouver une fin ? reprend-il, soudain sombre.
Sa voix vibre d’une réelle menace. Le souffle me vint à manquer. Je réfléchis à toute allure.
-       Laisse moi un peu de temps ! m’exclame-je en le voyant allonger le bras qui tient sa rapière.
-       Le détenteur du livre doit nourrir les créatures. Par son âme ou par son écriture.
Mon âme ?! Je revois mentalement toutes les histoires qui j’ai lu dernièrement (autant dire pas grand chose). Cendrillon attend. Au bout d’un moment (bien trop court à mon goût) il tend de nouveau sa lame.
-       Suite au bal Cendrillon décida de reprendre sa vie en main ! Elle rentra chez elle où elle se débarrassa de sa belle-mère et de ses belles-sœurs avant de retourner au château.
Mais qu’est-ce que je raconte ? J’ai arrêté de réfléchir, je dis ce qui me vient naturellement à l’esprit. Cendrillon s’est arrêté. Il me regarde, intrigué.
-       Là, elle retrouva le prince. Elle récupéra sa pantoufle de verre et s’engagea dans l’Armée royale, où elle apprit l’art de l’épée. Elle devint rapidement une excellente escrimeuse et plus jamais personne n’osa lever la main sur elle. Elle n’épousa pas le prince, elle ne devint pas princesse, mais mena enfin la vie qu’elle avait décidée !
J’ai déballé ça à toute allure. Je m’arrête, haletante, scrutant minutieusement les moindres mouvements de mon interlocuteur. Je constate, ravie, qu’il a rengainé sa rapière. Il ne me regarde plus. Les yeux dans le vague, il réfléchit. C’est à mon tour d’attendre. Les secondes se transforment en minutes, et chacune d’entre elles semble durer des heures. Mes yeux ne lâchent pas la lame scintillante.
-       Passer de soumis à dominant ? Hum… J’aime bien cette idée ! s’exclama-t-il au bout d’un moment.
Mon cœur reprend un rythme normal. Cendrillon s’est levé. Il me tend une main que je saisis, non sans quelques hésitations. Une fois debout, je feigne l’indifférence. Voyant que l’homme n’a pas l’intention de me transformer en sashimi, je tente une approche.
-       Donc, euh…. Monsieur Cendrillon, commençais-je maladroitement. Je pense que quelques explications ne feraient pas de mal.
-       Par rapport à quoi ?
« Vous, votre présence ici, au fait que je parle à un personnage de conte, au livre dansant… » Ma conscience me déballe une liste impressionnante. J’essaye tant bien que mal d’y faire le trie.
-       Le détenteur du livre doit nourrir les créatures, par son âme ou par son écriture, repris-je. Ça veut dire quoi ça ?
Finalement, j’ai décidé de commencer par ce qui me tracassait (effrayait ?) le plus. La réponse de Cendrillon ne se fait pas attendre.
-       Tu es la propriétaire du livre, tu es donc responsable des créatures qui y vivent.
A ma connaissance un livre ne contient que des mots. Je continue.
-       Les créatures ?
Les yeux de Cendrillon se perdent dans le vague. Un instant, je crains d’avoir dis une bêtise, mais il se reprend.
-       Sais-tu ce qu’est cet ouvrage ? me demande-t-il.
Je hausse les épaules.
-       Un livre de conte ? Enfin, c’est ce que je pensais il y a dix minutes.
-       C’est une porte. Tu n’as donc pas lu les inscriptions au début ?
Les inscriptions ? Je cherche mentalement dans ma mémoire. Les mots en anglais ? Je rougis devant mon ignorance. Cendrillon a dû s’en apercevoir car il lève les yeux au ciel.
-       Porte ouverte sur un autre monde, pour ceux qui savent manier les mots. Ecrivain, si tu ne veux pas périr, trouve une fin qui sache satisfaire.
-       Périr ?!
De tout le discours, c’est le seul mot que j’ai retenu.
-       C’est quoi cette histoire ?!
-       C’est pourtant clair non ? Tu dois nous nourrir.
-       Nous ? Parce que vous êtes plusieurs ?!
Cette fois c’est clair, je délire. Cendrillon poursuit calmement.
-       Nous sommes des Créatures. Ce livre est une porte entre notre monde et le tien.
-       Des Créatures ?
-       Des êtres immatériels, des sortes d’âmes.
-       Tu m’as pourtant l’air bien matériel !
(Et ta lame aussi, commentaire que je me garde bien de signaler)
-       Nous ne sommes fait que des sensations, de pensées, poursuivit-il. La seule manière pour nous d’exister est d’être incarnée.
Devant mon air effrayé il s’empressa d’ajouter :
-       Les mots Grimm ! Nous avons besoin de mots pour exister. Les mots donnent du poids à une idée, ils la rendent concrète. En d’autres termes, ils la font vivre.
Je m’accorde deux minutes de réflexion.
-       Donc, vous avez besoin (j’hésite un instant) d’histoires ?
Cendrillon acquiesce.
-       D’accord. Jusque là, je suis. Mais quel est le lien avec moi ?
-       Les Grimm. Ce sont eux qui ont créé ce livre. Ils en ont été les premiers gardiens. Seul un de leur descendant peut le posséder.
Alors là, je reste sciée. Déjà que j’avais du mal à supporter mes ancêtres en tant que conteur de génie, les voilà maintenant passeurs vers un monde parallèle ! Ca commence à faire beaucoup.
-       Et donc, par rapport à la nourriture....
-       L’accord est simple. Tu dois nous inventer des histoires, si tu es en incapable, nous aurons alors la possibilité de dévorer ton âme.
Mon sang décide subitement de quitter mon visage. J’halète. Cendrillon ne semble pas choqué outre mesure.
-       Alors tu vas me… commençais-je en fixant malgré moi sa lame.
Il prend l’air surpris.
-       Tu as su me trouver une fin. Je n’ai plus de raison de vouloir te dévorer.
Enfin une bonne nouvelle ! Je m’apaise. Un peu. Je dois mettre les choses au clair.
-       Donc, pour résumer, mes ancêtres ont créé une sorte de porte magique qui permet à des Créatures immatérielles de passer dans notre monde à condition d’être incarnée dans des mots.
-       C’est exact.
-       Mais alors… toutes leurs histoires…
-       C’était pour nous. Chacun de ces contes accueil une créature.
Nouveau choc.
-       Et maintenant c’est toi la propriétaire.
-       Donc je dois inventer des histoires ?!
C’est tellement absurde que je commence à rire. Cette fois c’est la fin ! Le peu de raison qui me restait vient de s’envoler ! J’ai le choix entre finir dévorer par des fantômes ou écrire des contes ! Super !
-       Mais je n’ai aucun talent pour ça moi !
-       Ah bon ? Pourtant j’aime bien ta fin. Elle me correspond bien je trouve.
J’arrête de rire.
-       Vraiment ?
-       Ton âme ne serait plus là dans le cas contraire.
D’accord. Ca c’est fait. Une soudaine vague d’inquiétude m’envahit.
-       Tu parlais des autres. Ils veulent me manger eux aussi ?
Il pousse un profond soupir. Visiblement mes questions l’ennuient.
-       C’est compliqué. Disons que pour la plupart d’entre nous c’est le cas. Mais si tu les reconnais et que tu trouves une fin qui leur corresponde, ça ira, ils te laisseront en paix. Enfin pour un moment. Quant aux autres…
-       Quoi ? Quoi les autres ?
Son regard redevient de glace. Je me recule instinctivement.
-       Ils ont trop régressé. Même si tu leur offres une histoire, ça ne sera pas suffisant. Ceux là ne veulent que ton âme car aucune fin ne peut les sauver de l’état dans lequel ils se sont enfoncés. Le seul moyen de les vaincre est de les identifier. Tes ancêtres ont pris soin, dans leurs histoires, de tracer nos portraits dans les grandes lignes. Nos défauts et nos faiblesses compris. Si tu les identifies, tu seras en mesure de deviner leurs points faibles.
Je m’effondre. « Toi qui trouvais ta vie trop calme ». Je force ma conscience au silence.
-       Ai-je le choix ?
Je connais déjà la réponse, mais je veux espérer.
-       Tu peux te battre ou renoncer si c’est ce que tu veux dire. Mais à partir du moment où tu as touché le livre, ton destin était scellé.
J’enroule mes genoux de mes mains. Je me sens soudain si vulnérable. Je tourne la tête vers le livre. Encore un super héritage de la part de mes ancêtres ! Cendrillon attend. Comment vais-je me sortir de cette situation ? Je n’ai aucun talent de conteuse ! Encore moins d’écrivaine !
-       Nous vivons tant que des personnes lisent nos histoires, à travers leurs esprits, leurs pensées, continue l’homme. Seulement les contes de tes ancêtres commencent à vieillir, ils n’ont plus le même impact qu’avant, ils ne marquent pas autant. Au fur et à mesure qu’ils se fondent dans l’histoire, nous disparaissons des esprits. Il nous faut de nouveaux contes, plus récents.
-       C’est bien beau tout ça mais tu ne pouvais pas demander à J.K Rowling ou à Christopher Paolini ? Eux ils ont du talent ! Ils t’inventeront autant d’histoires que tu veux !
-       Mais seul un descendant des Grimm peut se servir du livre.
Pour le moment j’ai plutôt l’impression que c’est ce bouquin qui se sert de moi.
-       Pardon ?
Zut, j’ai encore parlé à voix haute. Cendrillon me regarde en penchant la tête sur son épaule, laissant ses longs cheveux gris glissé sur son pourpoint argenté.
-       Dans ce cas fait en sorte de renverser la tendance.
-       Pardon ?
-       Depuis tout à l’heure je te vois gémir.
Il s’approche de moi et se met à genoux pour être à ma hauteur.
-       Tu te plains de tes ancêtres, de ton manque de talent, de ton sort. Comment veux-tu avancer dans cette situation ? Tu passes ton temps à regarder vers le passé, en maudissant ce que tu n’es pas. Pourquoi n’essayes-tu pas de vivre pour toi ? Tu trouves qu’on te compare trop à ta famille ? Mais c’est toi qui y penses tout le temps ! Si tu veux qu’on te voit différemment, commence à changer ta propre opinion de toi !
Alors là, je suis bluffée. Cet homme a résumé en une phrase le complexe de toute une vie ! Sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée appuyée sur mes coudes. Cendrillon me surplombe. Pourtant la situation ne me gêne pas. Je réfléchis à ses paroles. Prendre ma vie en main. Etre autre chose que la descendante de mes ancêtres. Etre le personnage principal, le héros de ma vie. Prendre les devants. Ce stupide bouquin n’est si mal après tout ! « Si on oublie le danger de mort quasi permanent qu’il apporte ». Etrangement le pessimisme de ma conscience ne m’atteint pas. Je commence à voir cette aventure plutôt positivement !
-       D’accord. Je vais essayer.
Ces mots sonnent comme une promesse. Ma peur est partie. Cendrillon est toujours penché au-dessus de moi. A propos, une question me trotte dans la tête.
-       Donc, si j’ai bien compris, vous ne me voulez plus de mal maintenant.
Voilà que je me mets à le vouvoyer ! Il s’écarte.
-       C’est exact. Du moins si tu ne mets pas trop longtemps à me créer un conte.
-       Un conte ? Je croyais qu’une fin suffisait ?!
Il secoue la tête.
-       Ca suffit un temps, mais il me faut un conte entier pour exister.
Je soupire. Voilà qui est tout de suite moins drôle. Mais j’ai promis d’essayer !
-       Entendu, concédais-je. Un conte.
Il sourit. Je me décide enfin à ramasser le livre, toujours au sol. Il ne bouge pas quand je le prends en main, pas même un petit frémissement. Tu parles d’un livre magique ! Cendrillon est debout, impassible.
-       Et les autres, où sont-ils ?
-       Les autres ?
-       Toi, tu es sorti. Mais les autres ?
Il hausse les épaules.
-       Toujours à l’intérieur je présume. Ils ne devraient pas mettre trop longtemps à sortir. Je suis le gardien du livre, choisi par tes ancêtres. C’est normal que je sorte plus vite que les autres.
-       Le gardien ?
-       Oui. De toutes les Créatures, je suis celui qui a le moins faim. Donc le moins dangereux. De plus je m’entendais plutôt bien avec les frères Grimm.
Il plante ses yeux couleurs dans cendre dans les miens. Je suis aussitôt pétrifiée par ce regard.
-       J’ai également pour ordres de me mettre au service du détenteur du grimoire, afin d’assurer sa protection et de l’aider dans sa tâche.
Sa voix n’est qu’un murmure. Le sens de ses paroles ne m’atteint pas immédiatement. Je cligne des yeux.
-       Quoi ?
Il saisit ma main droite. Je n’ai pas le temps de me dérober qu’il est déjà à genoux, devant moi. Sortie de son contexte, cette situation ressemblerait fort à une demande en mariage ! Je suis très mal à l’aise. D’autant plus que mes cheveux sont toujours enroulés dans ma serviette. Enfin, « enrouler », c’est un bien grand mot ! Disons que ma serviette n’a pas résisté longtemps à ce qui vient de m’arriver. Elle est désormais sur mes épaules, laissant mes cheveux courts rebiquer dans tous les sens ! Et Cendrillon qui est là, agenouillé devant moi, dans une pose digne du XVIIIe siècle ! Non vraiment, ça ne va pas !
-       Je jure de vous servir tant que vous aurez besoin de moi. Ma lame et mon corps sont à votre disposition Madame.
Madame ? Bon, je râle, je râle, mais ça fait quand même classe ! C’est pas tous les jours qu’un homme s’agenouille devant vous pour s’auto proclamer votre serviteur ! Son corps est à ma disposition ? … Non mais à quoi je pense là ?! Il faut que je me ressaisisse ! Cendrillon n’a pas bougé d’un millimètre.
-       Euh… Fais comme bon te semble !
Youhou ! Dans le genre réponse débile, on a rarement fait pire ! Je viens de gâcher l’ambiance ! Heureusement, mon « serviteur » ne semble pas s’en rendre compte. 


Dernière édition par Edjy le Dim 23 Juin - 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Evangéline Grimm   Dim 23 Juin - 18:23

Le style est pas mal du tout, y'a un petit côté dynamique avec les pensées permanente d'Eva. C'est drôle car au début je croyais que c'était un garçon, mais en fait non xD 
Par contre je me demandais dans la partie en anglais si ce ne serait pas plutôt : " for those who know " ? Non ?

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MessageSujet: Re: Evangéline Grimm   Dim 23 Juin - 18:46

Merci ^^ Eh non ! Mais c'est vrai qu'elle a un petit côté garçon manqué ^^
C'est fort possible en effet ! Je vais changer ça ! x) Merci !
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MessageSujet: Re: Evangéline Grimm   Dim 30 Juin - 17:40

Vraiment sympa en effet!!!

Le style pour commencer rend vraiment bien! Le langage est plutôt courant sans être non plus lourd ou trop simpliste, du coup, d'une part c'est assez vivant, et en plus ça correspond bien mieux à un monde comtemporrain vu d'un point de vue interne! C'est d'autant plus intéressant que même si l'histoire se situe dans notre monde, l'univers contemporrain contraste forcément avec l'univers des contes et ça peut donner des situations plutôt drôles (comme Cendrillon qui veut une histoire plus XXIème siècle et qui en a marre de ça vie de soumise ... euh non de soumis) !

En plus, même si ton histoire est bien clôturée, le concept que tu as créé permet de faire des nouveaux "épisodes" à ton bon vouloir dans la limite des personnages disponible, comme qui dirait, ce qui n'est déjà pas si mal!!! Et, dun point de vue de lecteur, c'est plutôt entousiasmant de découvrir un concept comme celui-ci et de se demander comment l'auteur pourrait le décliner en fonction des situations et des personnages!

Donc ouais, j'aime bien! J'attends une éventuelle suite... enfin pas trop éventuelle quand même Rolling Eyes 
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Edjy
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MessageSujet: Re: Evangéline Grimm   Dim 30 Juin - 20:38

Merci beaucoup ! ça me fait d'autant plus plaisir que l'écriture de cette histoire fut très "instinctive".
Effectivement, le but de cette histoire était de pouvoir faire des "épisodes" comme tu dis, sans me prendre la tête ^^
Je suis vraiment contente que cela te plaise ! Very Happy Merci beaucoup pour ton commentaire.
Pour la suite, je ne pense pas l'écrire tout de suite ^^". En ce moment je profite des vacances pour avancer mon roman. Mais elle viendra bien un jour ! Smile
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Mady
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MessageSujet: Re: Evangéline Grimm   Lun 1 Juil - 15:08

Oh mon dieu ma vieille tu écris tellement bien xD Je t'avoue qu'au départ, en voyant la petite taille des mots, j'ai pris un peu peur, mais dès que j'ai commencé la première phrase je me suis littéralement sentie transporter dans ton histoire et j'ai rapidement fini le passage ! ^^

Je trouve tout d'abord l'idée que Cendrillon soit un mec vraiment très original ! Et puis je suis limite amoureuse de lui xD Il est tellement cool ! xD J'imagine trop Eva en train de flipper avec sa rapière à son cou ! D'ailleurs tu vas rire mais quand il lui dit "Ma lame et mon corps sont à votre disposition", j'ai tout de suite dit "ouuuuuh, un corps à disposition, huhuhu"... et quand j'ai lu qu'Eva a eu la même pensée, je me suis sentie encore plus proche d'elle xD !

J'aime beaucoup son style ainsi que son caractère, elle a l'air d'une fille super dynamique et attachante ! En gros, une héroïne parfaite ! Ce serait vraiment cool si tu faisais la suite en tout cas, parce que l'idée est vraiment géniale ! Je partage entièrement l'avis de Sycophante et Stalfoss sur le style très agréable de ton écriture, familière mais pas trop ! Et j'adore la dernière scène ! xD

Bravo ma vieille ! o/
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Edjy
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MessageSujet: Re: Evangéline Grimm   Lun 1 Juil - 22:48

Merciiiiiii ! Ca me touche beaucoup ! Very Happy

Pour tout te dire, le manga duquel je m'inspire avait déjà transformé Cendrillon en homme ^^". Mais comme je ne l'ai pas lu, je n'ai pas pu m'en inspirer pour le physique ou le caractère du personnage Smile
Tu vas rire, mais pour cette scène j'ai trop pensé à toi !!! xD En l'écrivant je me suis dit : "c'est tout à fait le genre de pensées que pourrait avoir Mad !" xD Comme quoi ! xD

Merci pour tout !!!! J'ai vraiment écrit "à l'instinct", et le caractère d'Eva s'est construit tout seul ! Par contre son "traumatisme" n'est pas terrible, mais je n'avais pas envi de me prendre la tête avec ça Smile . Je vais essayer d'écrire la suite, d'autant plus qu'en ce moment mon roman n'avance pas vite :/
Encore merci !!!! Ca me fait d'autant plus plaisir que j'ai beaucoup pensé à toi en l'écrivant !!!

Merci ! Merci ! Merci ! Very Happy
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